De nombreux groupes étaient présents : Secours Catholique, Emmaüs, Croix Rouge, les Restos du Cœur de Longuenesse, les équipes St Vincent d’Arques, la Sté Vincent de Paul de St Omer et la Communauté des Filles de la Charité. Ils étaient invités à faire un petit bout de chemin, avec leurs différences et leurs complémentarités. La rencontre est la vitrine de l’Homme.

Depuis le début de la pandémie, certains groupes ont dû arrêter leurs activités ou les aménager, d’autres ont pu les poursuivre. Tous ont pu remarquer que les personnes en précarité étaient plus nombreuses et encore plus nécessiteuses, en particulier les jeunes adultes, les intérimaires (pas le droit au chômage).

Une grande précarité sociale est à noter, beaucoup de personnes ne savent pas utiliser les accès nécessaires aux démarches (internet, doctolib, …). Le télétravail dans le social est très problématique (absence de possibilité d’accueil dans les administrations).

Les bénévoles des différents groupes apportent leur aide pour cela, après avoir pris le temps d’une « vraie » écoute, qui se fait de plus en plus rare aujourd’hui. C’est ce dont les personnes accueillies ont besoin, pas seulement d’une aide financière. Il faut parfois être « assistante sociale ».

Faire attention à la personne est essentiel, il y a beaucoup de personnes et de jeunes qui vont mal, souffrent d’isolement. Il n’y a plus de lien social, de convivialité.

Au niveau du centre pénitentiaire : plus de parloir ni de visite pour les détenus, ils ne voyaient personne, aucune famille. Il ne restait que le courrier.

Difficultés dans les EPHAD, le dialogue entre les directions et les familles manquent bien souvent. La pandémie révèle l’importance du respect des personnes.

On se sent démunis, petits, fragiles lorsque la pandémie nous tombe dessus, on est peu de choses. J’ai été choqué par la méfiance, la peur des uns et des autres, même la distanciation sociale n’est pas évidente (en particulier par rapport à ses proches).

Agir ensemble est très important mais chacun veut garder son identité. Ce qui est déjà vécu et qui est important, c’est de communiquer, d’être complémentaires, de créer des passerelles (donner les coordonnées d’autres groupes).

Le but est de permettre aux personnes de bénéficier au mieux des aides pour qu’elles aient plus de dignité. La communication fraternelle est développée afin de leur permettre d’être debout. C’est un beau message pour chacun et beaucoup d’espérance, même si le contexte est difficile. Ce qui est important, c’est de faire un pas vers l’autre.

Il est toujours possible de rejoindre un groupe, il faut connaître la finalité de chacun et voir quelles sont nos compétences et notre motivation.

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